La communauté internationale réalise lentement que l'effondrement du processus de paix congolais et le retour à la guerre sont des perspectives réelles dans cet immense pays qui a vu plusieurs millions de citoyens périr dans des conflits armés ces dix dernières années.
L'Algérie a constitué un cas d'étude enseignant comment ne pas traiter la question de l'activisme islamiste. Son expérience dépasse de loin celle de ses voisins en termes, à la fois, de violence (plus de 100000 victimes depuis 1991) et de nombre d'organisations islamiques se disputant les champs religieux, politique et militaire.
Le manque de bonne foi et de volonté politique ont largement compromis les Accords de Linas-Marcoussis de janvier 2003. Toutes les questions cruciales (nationalité, éligibilité pour les élections et désarmement) abordées en vue de restaurer la paix et l’unité nationale en Côte d’Ivoire et de conduire le pays aux élections présidentielles d’octobre 2005, sont actuellement figées.
La crise issue de la lutte fin mai-début juin 2004 pour le contrôle de la ville congolaise de Bukavu, capitale de la province du Sud Kivu qui borde le Rwanda, n’est autre qu’un rappel que la transition politique qui a débuté en avril 2003 n’est pas synonyme de paix.
Les progrès considérables enregistrés cette année par le processus de paix burundais risquent d'aboutir à une crise politique majeure si aucune mesure n'est prise pour débuter le processus électoral tel que l'accord d'Arusha le prévoit.
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