En dépit de tout le vacarme et la fureur de la condamnation internationale et de l'opposition intérieure, le Président octogénaire Robert Mugabe garde la main haute sur le Zimbabwe. Il a matraqué les partis de l'opposition, neutralisé les stratégies "d'action de masse", tenu en respect la critique africaine, préservé une relation amicale avec l'Afrique du Sud et résisté aux pressions sporadiques de l'ensemble de la communauté internationale.
Pendant près de dix-huit ans, l’insurrection entretenue par l’Armée de résistance du Seigneur (LRA) dirigée par Joseph Kony a généré une grande souffrance dans le nord de l’Ouganda, avec notamment environ un million et demi de personnes déplacées à l’intérieur du territoire.
Le Soudan, où les perspectives de paix semblaient pourtant si prometteuses en 2003, est en passe d'offrir en 2004 un scénario d'horreur. Le démarrage rapide de la guerre dans la région ouest du Darfour a engendré l'une des pires crises humanitaires au monde, avec des milliers de personnes tuées et quelques 830 000 déracinées de chez elles.
En février 2004, les Forces Armées Révolutionnaires de Colombie (FARC), principal groupe rebelle, ont annoncé la création d'une commission de négociation composée de trois membres ainsi qu'une "offensive diplomatique" visant à obtenir la libération de plusieurs centaines de leurs membres emprisonnés en échange de celle d'une soixantaine de militaires et politiciens retenus en otage.
Pays effondré, le Libéria est devenu dans les faits un protectorat des Nations Unies. L’entame de sa reconstruction politique et économique va dépendre du rythme auquel se répandra la sécurité à travers le pays.
Les rumeurs persistantes sur l’état de santé du président et sur la fin prochaine du régime plongent actuellement la Guinée dans un état d’incertitude préoccupant. Le gouvernement et la classe politique guinéens, en collaboration avec la communauté internationale, devra prendre des mesures destinées à assurer la stabilité du pays à moyen terme s’il ne veut pas subir le même sort que ses voisins frappés par des gueres intestines.
Les réfugiés et déplacés – principales victimes du conflit burundais – attendent, depuis la signature de l’accord d’Arusha du 28 août 2000, les dividendes du processus de paix. L’application de l’Accord global de cessez-le-feu signé le 16 novembre dernier ne doit pas se faire à leurs dépens.
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